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Conclusion : Le Monde est un élastique
18-01-2007

Le Monde est un élastique


Nous ne pouvions conclure cet ouvrage sans revenir au titre : Le Monde en élastique.
Nous venons de le voir : l'écologie risque bien de s'imposer au XXIe siècle dans une diversité inconnue jusqu'alors.
Mais, c'est de notre vision du Monde que tout dépend.

Nous ne pouvions conclure cet ouvrage sans revenir au titre : Le Monde en élastique.

Nous venons de le voir : l'écologie risque bien de s'imposer au XXIe siècle dans une diversité inconnue jusqu'alors.
Mais, c'est de notre vision du Monde que tout dépend.


Si nous concevons le monde comme un espace infini, qu'il suffit de conquérir, alors nous sommes voués à notre perte. Si nous le concevons comme un espace clos, étroit, nous sommes voué à notre perte également.

Le Monde est un élastique : il peut s'agrandir et se rétrécir en fonction de ce que nous lui demandons. Si nous en abusons, si nous tirons trop sur cet élastique, il se distend, redistribue mal les richesses, et risque de céder. Si nous lui en demandons moins, de façon plus rationalisée, il risque de nous en donner mieux et plus. Il en va de même pour nos transports, et ces paysages que l’on regarde derrière la fenêtre : plus vite ils se raccourcissent, et perdent de leur richesse ; plus longtemps, ils s'allongent, laissent découvrir des paysages et des complexités.
Le développement durable, soutenable, ou décroissant (je dis bien développement décroissant...) n'est pas adaptable partout de la même manière. Il se distend à certains endroits, moins favorables au développement de l'écologie : traditions, culture ou économie... il faut l'adapter.

Le Monde est un élastique : c'est notre perception, notre regard qui le modèle. Notre histoire humaine est à la fois courte et longue ; notre économie est rationnelle et irrationnelle ; nos rapports sont complexes. C'est une souplesse de réflexion, un enjeu de survie de savoir, comme nos ancêtres, nous devons nous adapter à une situation nouvelle qui s'inscrit dans la suite logique de notre Histoire. Il faut se préserver et continuer à progresser. Ni démagogique, ni réactionnaire, l'écologie est un prisme au travers duquel on peut percevoir le monde et l'ensemble de ses liens, tendus ou distendus comme des élastiques, qui nous unissent entre nous, à toutes  et à tous. Le lien nous semble tendu entre nous et les fourmis ; mais il est là. Le briser serait briser une construction de quelques milliards d'années. Ne pas oser progresser serait rompre une logique éternelle et nous détruirais.

Cette intelligence de percevoir le monde dans toute sa complexité, d'en comprendre les liens, ou tout simplement d'admettre qu'il y en a : dans cette forêt d'élastiques, l'écologie nous donne un sens et une logique.


 

 
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