| Construire des écoles pour des enfants qui n'existent pas (encore) |
| 11-06-2008 | |
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L'autre casquette de ma délégation est la gestion du patrimoine communal, que ce soit l'entretien (programme ordinaire de travaux) ou la construction de nouveaux bâtiments. Tout cela, évidemment, devant répondre à une stratégie de développement dans une ville en totale mutation. Les besoins années après années ne sont pas si prévisibles. Auriez vous prévu, il y a 3 ans, d'avoir votre petit Baptiste ? Négatif. Mais, entre le moment ou l'enfant naît et le moment où il rentre en école maternelle, le délai n'est pas suffisant pour construire une nouvelle école. La plupart du temps, il ne s'agit que d'une adaptation des effectifs existants. Par exemple, on ferme une classe de maternelle pour ouvrir une primaire, dans les établissements où c'est possible. Mais quand il s'agit d'un afflux particulier, un pic de naissance (comme en 2000), il faut construire rapidement des modulaires pour répondre à la demande en moins de 3 ans. Au delà de l'aspect démographique, il existe plus particulièrement sur Nanterre une évolution permanente de nombre de logements, et en conséquence, du nombre d'enfants potentiels. Entre le moment où un permis de construire est délivré et le moment où les habitants emménagent, il se passe souvent moins de 3 ans. Pas assez pour anticiper la construction ou l'extension en dur d'une école primaire. Cela est encore plus vrai dans les quartier à dominante privé, où le nombre de logements varie fortement (division d'un logement pour en créer 2, etc.) Autre cas de figure, comme la ZAC Ste-Geneviève : la solution prévue est retardée par des problèmes techniques (pollution des sols), alors que celle ci pourrait répondre aux besoins en école du centre-ville et du quartier de la Boule. Enfin, dernier élément important : les bidouilles des uns et des autres pour passer outre la carte scolaire, qui gonfle l'effectif de certains établissements de façon totalement imprévue, sans compter la disparition annoncée et progressive de la carte scolaire. Bref, aujourd'hui les besoins en classes sont satisfaits partout dans Nanterre, et nous commençons à anticiper les besoins futurs à horizon 2012/2014, avec toutes les erreurs que cela peut comporter. Globalement, nous augmenterons le nombre de classes de Nanterre d'environ 40, de façon assez disparate, tout en ne sachant pas réellement quand sortiront de terre les nouveaux logements de Seine-Arche. L'école de la croisée répondra aux besoins des Provinces Françaises, de Seine-Arche. Il sera construit non loin de la préfecture. Pour le centre, des modulaires serviront de tampon jusqu'à la construction d'une école primaire sur la ZAC Ste-Geneviève. Pour le Mont Valérien, il faudra trouver une solution pour trouver des classes d'ici 2012. Evidemment, ces projets tiennent compte des questions posées précédemment... mais posent d'autres problèmes. Souvent, nous utilisons des établissements déjà construits pour y installer de nouveaux équipements, c'est le cas de l'IME à l'école Romain Rolland. Mais cela pose des problèmes futurs; lorsque ce choix à été fait, il aurait été difficile de prévoir une telle augmentation de la population sur le Mont Valérien, sans que les terrains constructibles s'avèrent ne plus répondre aux normes actuelles de construction d'équipement scolaire. Par exemple, il y a 20 ans, les petits maternelles faisaient la sieste dans le préau ; aujourd'hui, il faut une salle spéciale. Il en va de même pour les salles d'évolution, les salles vidéos, etc. L'anticipation faite il y a 10 ou 20 ans est aujourd'hui mauvaise. De plus, il existe une volonté de trouver des équipements d'une certaine taille, de qualité et dans un environnement direct sécurisé. L'école du Plateau, fermée aujourd'hui, se trouve le long de l'avenue Georges Clémenceau. Elle est louée à l'AFPA, un organisme de formation pour adulte. Nous avons étudié la possibilité de la rouvrir, soit pour créer un équipement spécifique pour les jeunes handicapés, soit pour répondre à la densification du front d'avenue Clémenceau. Problème : l'avenue est un élément on ne peut plus dangereux, nous ne pouvons donc accepter que la sortie d'école se fasse devant une 4 voie. Dernier point : je souhaite développer une stratégie de mutualisation des équipements, pour que par exemple, les préaux servent de salle de réunion pour les associations, que la cour soit partagée avec les centres de loisirs, etc. Il faut donc prévoir dans les bâtiments existants et dans les bâtiments futurs ce système de mutualisation qui est juridiquement compliqué (même si c'est la mairie qui paie, elle ne peut disposer librement de son matériel en dehors des heures de classe, ce qui est un frein pour les salles vidéos, d'évolution, etc.) Il faut également prévoir la restauration qui va avec. Voilà, je pense avoir fait le tour des contraintes qui expliquent la construction de modulaires dans les années à venir. Bien évidemment, ils doivent être temporaires, de qualité et surtout répondre à des besoins de très court terme. Nanterre à pendant des années été marquée par du "provisoire qui dure", il n'est pas question que cela se poursuivre dans les écoles et sous mon mandat. |
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