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Logiciels libres : article de Kerdekel | Logiciels libres : article de Kerdekel |
| 06-06-2007 | |||||
Page 1 sur 3 Son pseudo est Kerdekel. Sa passion ? Les logiciels libres. Définitions, histoire...
En plus, avec des liens de téléchargement des logiciels libres à la fin de l'article pour commencer à apprivoiser le Pingouin et ses potes ;-) Pour aller sur son blog, cliquez ici Depuis 7 ans maintenant, je défends les logiciels libres. J'ai vu
{mospagebreak title=Le libre qu est ce que c est} A. Le libre qu'est-ce que c'est? Quelle est la différence face au logiciel propriétaire (tel que Windows par exemple)? 1) L'image de la recette Nous allons prendre le fameux exemple de la recette, déclinable sous forme de recette de crêpes par exemple, il existe bien des images pour expliquer ce monde. Tu entre dans un restaurant un jour et tu commande un plat. Ce plat, seul le chef de ce restaurant en a eu l'idée, peut le cuisiner. Tu deviens vite addict, tant c'est bon et agréable. Tout naturellement, tu en demande la recette au chef mais celui-ci refuse de te la donner/vendre. Il veut rester le seul et unique détenteur de cette recette. Frédéric Couchet, de l'APRIL, utilise lui la recette de crêpes justement. Imagine que la recette des crêpes ai été détenue par un chef tel que celui que je viens de te décrire. Nous vivrions actuellement dans un monde sans crêpes! Ne le nie pas, ce serait bien ennuyeux! J'entends d'ici tous les bretons hurler. Voici ce qu'est le logiciel propriétaire, le code des programmes étant associé à la recette, en somme. Maintenant, rentrons dans ce même restaurant, dans une dimension parallèle (j'aime la SF!) avec un chef qui se coup-ci, lorsque tu lui demande sa fameuse recette gloubiboulga te la donne, ou te la vend. Ces derniers mots sont à retenir avec attention. Ils expliquent pourquoi libre n'est pas gratuit, confusion que font souvent les gens et ce même parmi les libristes de longue date. La confusion vient du fait que les anglais ont le même mot pour dire gratuit ET libre, "free", allez savoir pourquoi. Ces derniers nous reconnaissent volontiers qu'ils ont mal joué ce coup et utilisent tout autant volontiers le mot français "libre", pour faire la différence entre libre et gratuit, justement. La confusion vient aussi du fait qu'en vrai, le libre est la majorité du temps gratuit. Maintenant, tu as ta recette. Tu vas pouvoir la refaire chez toi, enlever le poivre qui a causé une allergie conséquente au petit dernier et même créer un restaurant en face qui distribuerai une recette similaire parce que mettons, tu aurai eu une brouille avec le chef. Petit lexique bonus: Dans le monde du libre, cet exemple, d'un membre d'un projet qui se brouille avec l'équipe et qui va faire son mélange dans son coin a un nom: cela se nomme "fork". Oui, une fourchette, pour les non-anglophones qui n'auraient pas compris. Pourquoi fourchette? Parce qu'une fourchette a un tronc commun et plusieurs branches. Que de l'image. Je t'invite pour conclure ce petit 1), à aller voir les 4 libertés fondamentales du Libre. 2) Petit Historique et Petits Meurtres entre amis Bien bien. J'ai entendu parler de Linux. C'est un système libre alors? Mon petit cousin m'a grondé l'autre fois parce que je ne disais pas GNU/Linux. Je ne comprends pas, à l'aide! Ton petit cousin a raison pour GNU/Linux mais il aurait du t'expliquer pourquoi, au lieu de se montrer véhément. Après tout, tout le monde n'est pas au courant de l'Histoire de tout ça. Pour ceci, prenons un oignon. Dans un oignon, tu as plusieurs couches. Cela va du milieu, que nous nommerons noyau, aux couches qui se succèdent qui finissent par faire l'oignon. J'aurai pu prendre l'exemple d'un atome, avec son noyau, ses électrons, mais je ne vais pas ressortir mes cours de physique de collège. L'exemple de l'atome c'est pour faire plaisir aux scientifiques si il y en a parmi les lecteurs de cet article. Bref, notre oignon, c'est un tout. Comme le système Gnu/Linux. Linux, c'est en fait le noyau du système. Gnu, les projets qui vont autour, les "couches" en grand résumé. Mais pourquoi me l'a-t-il dit avec autant de véhémence, te demandes-tu? C'est là que ça se complique. Nous avons d'un côté Richard Matthew Stallman, créateur du projet Gnu (Gnu's Not Unix, note l'acronyme récursif, forme littéraire que tu verra très souvent dans le libre), au début des années 80. Le projet Gnu était au début prévu pour fonctionner avec le noyau "Hurd". Hurd est cependant resté à l'état de "truc rigolo de laboratoire" et ne s'est pas développé plus que ça. Nota bene, ne dis jamais ça à un informaticien libriste, ça va le vexer. Même si c'est vrai, toute vérité n'est pas bonne à dire (en même temps, tant qu'à expliquer l'environnement libre, autant te renseigner sur les cas sociaux que tu pourra y trouver, un peu de sociologie ne fait pas de mal). Gnu a été destiné par la suite à une myriade de noyaux, pour "finir" (rien n'est jamais mort ou fini dans le libre,) avec le noyau linux, crée par Linus Torvalds au début des années 90. Nous avons d'un côté, Richard qui accorde plus d'importance à la philosophie du libre et de l'autre Linus, qui accorde plus d'importance à la technique. Il y a le côté pour dire Linux et l'autre pour dire GNU/Linux, avec chacun des arguments plus ou moins convaincants. Il existe ainsi beaucoup de querelles franchement stériles (que l'on nomme entre nous "trolls"). Par exemple certains voient d'un bon oeil le grand public arriver dans le libre, d'autres, plus élitistes, ne voient que l'arrivage de non-initiés qu'ils appellent "affectueusement" des "noobs" ou "newbies" (petits nouveaux, qu'on peut traduire par bleus, bleusaille), mots ayant une bien jolie connotation négative. Il existe aussi des libristes ayant un regard plus que machiste sur les filles, le milieu étant majoritairement masculin. Pour avoir fait des tas de salons informatiques, nous n'étions pas nombreuses et étions souvent considérées comme des choses bizarres venues d'un autre monde. Pour avoir été une fille et une "noob", je peux vous dire qu'au début, j'ai eu beaucoup de mal à m'intégrer, la confrontation a été très difficile. Je donne ce noir aspect, car il est vrai qu'il existe. C'est un défaut dans le monde libre et je veux que tu sois au courant d'un tout, pas seulement des bons côtés. Cependant, sachez que c'est un défaut qui avait lieu énormément il y a de cela encore 5 ou 6 ans mais qui tend à s'amenuiser de plus en plus. Aujourd'hui, il y a plus de filles, les "noobs" sont mieux accueillis. Les geeks (c'est ainsi qu'on nomme les férus d'informatique, mais surtout ceux du libre), pour la plupart d'entre eux, participent aux trolls pour le divertissement (et non plus parce qu'ils y croient). Pour ma part, je ne me préoccupe plus des intégristes (ou juste pour jouer) qui font de moins en moins légion (ils sont en voie d'extinction pour tout vous dire) et je fais mienne la philosophie "n'avoir que faire de querelles stériles qui ne font pas avancer les choses". Je fais ceci d'une manière générale, pas que pour le libre. Cela aide beaucoup les nerfs. Dis cela à ton vilain cousin qui a osé te gronder la prochaine fois, et surtout prends une photo de la tête qu'il fera! |
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